Gui

Gui

Viscum album – Gui, Glu, Verquet, Blondeau, Vert de Pommier, Bouchon, Bois de la sainte croix. Plante de 20-50 cm. Floraison : mars-mai, pollinisée par les insectes, dispersée par les oiseaux. Plante vivant en partie en parasite sur les branches d’arbres. Toujours verte même en hiver, après la chute des feuilles des arbres, il devient facilement repérable. Dépourvu de racines, il est fixé à son hôte par un suçoir primaire de forme conique qui s'enfonce profondément jusqu'au bois, sans pouvoir pénétrer le tissu ligneux. L'accroissement du bois en épaisseur par la formation des cernes annuels finit par l'englober plus profondément. Le suçoir émet alors des ramifications latérales, les cordons corticaux qui s'insinuent et se ramifient sous l'écorce à la limite du cambium et du liber et émettent à leur tour des suçoirs secondaires. L'observation sur une branche coupée de l'enfoncement de ces suçoirs dans les cernes du bois permet de déterminer l'âge de la touffe, qui peut atteindre trente-cinq ans. Le Gui, parfois, peut aussi parasiter une autre touffe de Gui. Une boule de Gui peut fabriquer près de 30 000 graines en 35 ans, 1 seule sur 10 ou 15 000 donnera un nouveau pied. - Fréquente sur Peupliers, Pommier, Tilleuls, Sorbiers, Alisiers, Saules, Robinier, Aubépines… ; - Rare à très rare sur Poirier, Cerisier, Noisetier, Charme, Châtaignier… ; - Exceptionnelle sur les Chênes et les Ormes ; - Absente sur le Hêtre. Ses baies blanches sont appréciées des oiseaux, en particulier les grives. Ces oiseaux participent à la dissémination du gui par leur fiente contenant des graines non digérées. Plante toxique à forte dose. Plante hypotensive et diurétique. Le Gui provoque des tares dans le bois de ses hôtes (résineux ou peupliers) par ses suçoirs : « bois guité ». Les parties les plus toxiques sont les feuilles, les écorces et les baies blanches. Les intoxications par baie de gui concernent surtout les enfants. Chez l'adulte, des troubles digestifs apparaissent à partir de cinq baies, les accidents graves (troubles du rythme cardiaque, collapsus cardio-vasculaire) surviennent à partir d'une dizaine de baies. L'intoxication grave se manifeste par un œdème pharyngé, une irritation des muqueuses du tube digestif (vomissements et diarrhées sanglantes), une soif intense, des troubles respiratoires et une chute de la tension artérielle. Plante sacrée aux nombreuses vertus médicinales, les druides l'appelaient la plante qui guérit tous les maux. Comme des milliers d'espèces de plantes médicinales, utilisées depuis des siècles en médecine populaire ou traditionnelle, le gui pourrait contenir des substances intéressant la médecine et la biochimie. Les feuilles, ou la plante entière, sont utilisées en infusion, teinture, sirop, extrait de fluide, œnolé, extrait visqueux, par voie orale ou parentérale (injectable).