Station d'épuration,
la pierre angulaire du système d'assainissement

La station d'épuration est un élément capital d'un système d'assainissement. Le SIAHVY gère 4 stations d'épurations, dont deux qui bénéficient de procédés particulièrement innovant, et investit sans cesse dans leur entretien et leur réhabilitation.

Boullay-lès-Troux

MISE EN SERVICE : 1977
CAPACITÉ : 1000 EH

Un audit technique de la station réalisé en 2011 a confirmé les bons rendements de la station par temps sec, mais plusieurs dysfonctionnements ont cependant été mis en évidence.

Des travaux d’urgence ont donc été réalisés en 2012, afin de renforcer les performances de la station (mise en place d’un dégrilleur automatisé et remplacement du système d’aération notamment) et d’assurer un accès sécurisé aux ouvrages.

Le schéma directeur d’assainissement de la commune et une étude de faisabilité ont concluent en 2013 au besoin d’optimiser la filière boues. Les lits de séchage existants seront remplacés par une filière plus adaptée et pérenne. La maîtrise d’œuvre pour les travaux de modernisation de la filière boue a débuté en mai 2015.

Dampierre-en-Yvelines

MISE EN SERVICE : 2012
CAPACITÉ : 2000 EH
DÉBUT DU CHANTIER : 31 août 2010
MISE EN EAU : 23 novembre 2011

La station d’épuration de Dampierre-en-Yvelines est un équipement novateur et certifié.

La station d’épuration traite aujourd’hui les effluents des habitants de Dampierre-en-Yvelines et d’une partie de Saint-Forget. Elle accueillera à court terme ceux des habitants du bourg de Senlisse.

Le procédé mis en place, pionnier et économique en matière de gestion des ressources d’exploitation, est une filière à boues activées par traitement séquentiel combiné. La qualité de l’opération a été récompensée par le label ECOLIA 21 et par l’attestation de conformité au référentiel NF HQE.

Gometz-la-Ville

CAPACITÉ : 1 500 EH
DÉBUT DU CHANTIER : avril 2015
DURÉE DES TRAVAUX : 10 mois

L’actuelle station d’épuration de Gometz-la-Ville est constituée d’un process à boues activées d’une capacité de 1000 EH. Les nombreux dysfonctionnements de cet ouvrage vieillissant, transféré au SIAHVY en 2011, ont conduit à envisager la refonte totale des filières eau et boues.

Après une phase d’études et l’obtention des autorisations nécessaires au projet, les travaux de construction de la nouvelle station d’épuration ont débuté en avril 2015. La durée prévisionnelle des travaux est de 10 mois.

Le nouveau système de traitement sera une filière compacte à disques biologiques. La déshydratation des boues s’effectuera grâce à un silo à boues et une centrifugeuse. Une zone de rejet végétalisé (ZRV) constituée de radeaux flottants, d’une cressonnière et d’une zone humide, complétera les équipements. Elle permettra d’atténuer l’impact des rejets sur le milieu récepteur particulièrement sensible, la Salmouille, et sera aménagée de manière à développer la biodiversité du site.

 Zoom sur la construction de la station

 Zoom sur la construction de la station (bâches JT 2015)

 Construction de la nouvelle Station d’Epuration de Gometz-la-Ville

Cernay-la-Ville

MISE EN SERVICE : 1986
CAPACITÉ : 2 000 EH

La station d’épuration de Cernay La Ville a été construite en 1986. Elle est de type boues activées à aération prolongée et a une capacité de 2 000 EH. Son rejet se fait dans le Rouillon de Cernay qui se jette dans le Ru des Vaux rejoignant l’Yvette.

Les boues de la STEP de Cernay la ville, sont déshydratées à environ 5 % sur table d'égouttage, puis stockées dans un silo (capacité 100 m3 environ). le traitement se fait par incinération à la STEP de la CAMY à Rosny sur Seine (78).

Il est a noté que depuis la rétrocession de la compétence assainissement par le commune de Cernay-la-ville, le SIAHVY a réalisé des travaux d’amélioration de la STEP :

  • la modification du canal d’entrée,
  • l’aménagement de l’exutoire,
  • l’équipement du silo à boue (agitateur immergé avec hélice de faible consommation électrique).

Surveillance des rejets des stations d'épuration

Le suivi des performances épuratoires fournit des données indispensables à l’optimisation du fonctionnement des ouvrages et permet d'intervenir en cas de dérive du traitement.

Objectifs

  • suivre une éventuelle détérioration qualitative des eaux brutes à l’entrée de la station afin d'ajuster les paramètres de pilotage du traitement des eaux (oxygénation, taux de boues dans les bassins, teneur en ammonium de l’eau…) pour rester conforme aux normes,
  • mesurer en continu la qualité de l’eau traitée afin de contrôler le rejet au milieu naturel.

La surveillance des rejets d’une STEP se fait plusieurs axes :

Surveillance du système de traitement

L'ensemble des entrées et des sorties d'eaux usées de la station doivent faire l'objet des mesures prévues dans l'arrêté d'autorisation du système d'assainissement. Si la station d'épuration admet en traitement des effluents autres que des effluents d'eaux usées urbaines (matière de vidange, eaux de lavage des matières de curage, lixiviats...), ceux-ci doivent être pris en compte dans le calcul du rendement du système de traitement.

Surveillance du déversoir en tête de station

Le déversoir en tête de station est l'ouvrage qui permet de dériver tout ou partie des effluents avant traitement à l'occasion de différents événements, et en particulier en cas d'arrêt total ou partiel de la station d'épuration, lors d'incident ou d'opérations de maintenance.

Ces moyens doivent permettre de mesurer ou d'évaluer les volumes rejetés, ainsi que les charges rejetées pour l'ensemble des paramètres qui font l'objet de mesures en sortie de la station d'épuration.

La mesure des rejets des déversoirs en tête de station est un élément fondamental de l'autosurveillance. La performance d'un système de traitement, pour être objectivement analysée, doit nécessairement prendre en compte les rejets d'eaux usées arrivant sur le site de la station, mais non traitées pour diverses raisons.

Surveillance du système de collecte

L'estimation des charges peut être réalisée à partir de la mesure des débits de déversement, en fonction des données recueillies lors d'une campagne de mesure sur une période couvrant les événements pluvieux les plus caractéristiques. Les plus gros déversoirs seront toutefois équipés, dans la mesure du possible, de dispositifs de prélèvement.

L'estimation des débits peut être réalisée à partir des durées de déversement, en fonction des données recueillies lors d'une campagne de mesure sur une période couvrant les événements pluvieux les plus caractéristiques. Il est également possible de ne réaliser la surveillance que sur un ensemble de déversoirs représentant au moins 70 % des rejets du réseau.

Or la connaissance des rejets des déversoirs est déterminante pour améliorer la connaissance du fonctionnement des réseaux, par temps sec comme par temps de pluie, et ainsi trouver les meilleures solutions pour limiter des rejets d'eaux usées non traitées qui ont un impact important sur le milieu récepteur.

Surveillance des équipements

Pour ces équipements essentiels à la continuité du fonctionnement de la station d’épuration, il est nécessaire de prévoir la mise en œuvre de moyens spécifiques pour détecter au plus tôt leurs dysfonctionnements.

Les tâches de maintenance préventive les plus courantes sont :

  • le graissage : appoint ou changement de graisse, niveau ou vidange d'huile ;
  • prélèvement d'échantillon pour analyse de qualité,… ;
  • l’entretien mécanique : contrôles des tensions de courroies et serrages, remplacement de filtres à air, à huile, contrôle des niveaux d’usure, remplacement de petites pièces, des joints, manœuvres systématiques, contrôle de l’étanchéité des accessoires,… ;
  • l’entretien électrique et de l’instrumentation : contrôles d'isolement, d'échauffement, nettoyage de contacteur, resserrage des connexions, essais d'automatismes et de systèmes de sécurité, nettoyage et étalonnage des matériels de mesures,… ;
  • les contrôles réglementaires conformité électrique, appareils de levage, appareils à pression de gaz, ascenseurs et monte-charge, étalonnage des systèmes de pesage.

Les études

Station de Saint-Lambert-des-Bois, une problématique économique et écologique

Contexte et motivation

Le schéma directeur d’assainissement de St Lambert des Bois achevé en 2003, a conclu à la nécessité de créer un assainissement de type collectif sur le bourg de la commune. La solution d’une station d’épuration propre au bourg, a été privilégiée par la commune et le SIAHVY en 2012.
Le SIAHVY, détenant la compétence assainissement, a lancé en conséquence une étude de faisabilité de la station d’épuration.

L'étude de faisabilité finalisée en 2014, prévoit un dimensionnement sur la base de 800 Equivalent-Habitants pour la station d’épuration projetée et son implantation au sud du bourg de la commune de Saint-Lambert-des-Bois (cf. carte ci-contre). Ces deux points restent à confirmer compte tenu de contraintes environnementales dont l’identification ou non d’une zone humide sur le site pressenti.

Une autre étude est en cours, afin de statuer sur la présence ou non d’une zone humide sur tout ou partie du site.

Une mission de maîtrise d’œuvre complexe

L’étude de faisabilité et les résultats de l’étude sur la présence d’une zone humide (en cours) ne permettent pas d’arrêter une proposition technique et financière définitive. Le SIAHVY a donc souhaité confier une mission de maîtrise d’œuvre à une entreprise possédant l’ensemble des compétences requises.

C’est le bureau d’études SEGIC qui a été retenu pour mener à bien cette mission. Il aura la charge de :

  • réaliser les études d’avant-projet (AVP),
  • réaliser les études projet (PRO),
  • monter le dossier de consultation des entreprises, assister le SIAHVY en vue de la consultation des entreprises et analyser les offres (ACT),
  • valider les documents émis par l’entreprise retenue (VISA),
  • diriger l’exécution des contrats de travaux (DET),
  • ordonner, piloter et coordonner l’exécution des travaux et l’intervention des différentes entreprises,
  • assister le SIAHVY lors des opérations préalables à la réception des travaux.

Le maître d'œuvre assistera également le SIAHVY pour la constitution des dossiers administratifs (déclaration préalable, permis de construire, autorisation ministérielle, déclaration au titre de la loi sur l’eau) et dans ses relations avec les administrations.

Etude de faisabilité : collecte et épuration des eaux usées à Cernay-la-Ville

Le SIAHVY a engagé début 2015 une étude de faisabilité concernant la collecte et l’épuration des eaux usées du hameau de Saint-Robert à Cernay-la-Ville. Le bourg de Cernay-la-Ville possède un assainissement collectif et est équipé d’une station d’épuration.

Les habitations du hameau de Saint-Robert possèdent actuellement des systèmes d’assainissement non collectif. Les contrôles de ces équipements, réalisés en 2004 et 2007, ont mis en avant le faible taux de conformité des installations.

La compétence assainissement collectif ayant été transférée au SIAHVY depuis janvier 2013, le Syndicat souhaite réexaminer la question de l’assainissement du hameau afin de déterminer la meilleure solution pour le traitement des effluents du hameau.