GESTION DES MILIEUX AQUATIQUES

Actions du SIAHVY

Le SIAHVY entretient et gère les berges lui appartenant ou appartenant aux collectivités adhérentes

Fauchage raisonné et faucardage

Le SIAHVY a opté pour une gestion écologique par un fauchage raisonné. Cette méthode consiste à alterner les dates de fauche sur un même site en le divisant en secteurs distincts.

Chaque secteur est fauché une fois par an en automne. Le fauchage alternatif permet de diversifier les espèces végétales et animales présentes et de ne favoriser aucun cortège d’espèces.

Elle permet aussi d’éviter la fermeture complète de la prairie humide.
 Par cette pratique, le SIAHVY concilie fonctionnement écologique et fonctionnement hydraulique du bassin de retenu.

Le faucardage des cours d’eau reste une mesure exceptionnelle. Il est effectué dans la mesure où la prolifération végétale est jugée trop importante. L’intervention est réalisée en septembre avec des matériels adaptés et est localisée dans le chenal central du cours d’eau (1/3 du lit mineur).

Abattage – Entretien de la ripisylve

Du latin ripa « rive » et sylva « forêt », la ripisylve est la formation végétale composée d’herbacées, d’arbrisseaux, d’arbustes et d’arbres qui se développent au bord des cours d’eau.
C’est une zone de transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre.
Le SIAHVY porte une attention particulière à sa restauration et à sa préservation.

Chaque année, les interventions d’élagage et d’abattage participent à trois objectifs :

  • Sécuriser les sites et garantir l’écoulement.
  • Restaurer des espaces boisés et réouvrir les milieux.
  • Mettre en valeur le paysage.

Suppression des embâcles et entretien du lit mineur

Un embâcle est un amas de débris flottant qui créer une obstruction dans le lit du cours d’eau.
Les embâcles peuvent former des « bouchons » dans le lit de la rivière, favorisent les inondations et peuvent endommager les ouvrages d’art comme les ponts.
Les embâcles ont une origine ” naturelle” liée à l’apport de bois morts issu de la ripisylve. L’incivisme de certains peut augmenter le volume de ces embâcles.

Ainsi divers objets se retrouvent piégés dans la végétation aquatique, ouvrages hydrauliques, pile de pont (bouteilles, plastiques, cadavres d’animaux, caddies, etc.).
Deux fois par semaine, un nettoyage des ouvrages hydraulique est réalisé par le SIAHVY.

En cas de crue, le SIAHVY mène une surveillance accrue des ouvrages, afin de retirer tous risques liés à la suppression des embâcles.

Suppression des espèces exotiques envahissantes

Une espèce exotique envahissante est une espèce introduite par les humains, volontairement ou par accident, dans un territoire qui n’est pas son aire de répartition naturelle et dont l’implantation et la propagation menacent les écosystèmes, habitats ou espèces indigènes (présentes naturellement sur le territoire), avec parfois des conséquences sur la santé humaine.

La renouée du Japon

La renouée du Japon, tout comme le bambou, a été introduite volontairement au 19e siècle pour ses valeurs ornementales, mellifères, fourragères et sa capacité à supporter des sols instables et toxiques.

Elle constitue aujourd’hui l’une des espèces envahissantes les plus problématiques, colonisant à grande vitesse les milieux ouverts, empêchant les autres espèces de s’implanter et fragilisant les berges sur lesquelles elle se développe. Elle colonise les zones alluviales, les rives des cours d’eau, les berges enrochées.

Comment stopper sa prolifération ?

  1. Fauchage régulier sur des petits foyers, avec ramassage, mais ce travail se réalise sur plusieurs années lors d’actions soutenues et systématisées.
  2. Arrachage sur le site « traité » pour éviter la repousse
  3. Terrassement et plantation d’espèces locales

Sa progression est considérée comme stoppée une fois la totalité des parties aériennes et le maximum de rhizomes éliminés. 

Le ragondin

Le ragondin est un rongeur introduit en France pour sa fourrure il est désormais considéré comme nuisible pour les activités humaines car il est à l’origine de dégâts affectant les cultures, les ouvrages hydrauliques, les voies d’eau mais également facteur de plusieurs maladies pouvant toucher l’Homme.

Il constitue également une menace pour l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Sa grande capacité d’adaptation et sa capacité de reproduction en font une espèce très envahissante, d’où l’importance de ne pas les nourrir. Les terriers qu’il creuse dans les berges fragilisent les abords des cours d’eau, provoquant leur effondrement.

Il est également souvent mis en cause dans les voies d’eau des lagunages, contribuant ainsi à la dégradation de la qualité d’eau.

Comment stopper sa prolifération ?

Au SIAHVY, la méthode privilégiée est le piégeage, là où les populations sont les plus importantes.

Des opérations ponctuelles sont menées par un piégeur agréé.

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