Ortie

Urtica dioica - Lamium album

Urtica dioica : Plante vivace de 40-100 cm à rhizome.
Floraison : juin-octobre. 
Tige à section carrée.
La grande ortie est une espèce d'origine eurasiatique.
Lamium album : Plante vivace de 20-60 cm à rhizome. 
Floraison : avril-juin, pollinisée par les insectes et dispersée par les fourmis.
lamier blanc

L’ortie est un véritable foyer pour la « faune utile », notamment de nombreuses espèces de papillons, de coléoptères (comme le charançon de l’ortie) et de punaises.

En Europe de l’Ouest, l’ortie est la plante-hôte obligatoire d’une trentaine d’insectes dont des papillons diurnes (pollinisateurs importants, souvent en voie de régression) tels que le Paon du jour, le Vulcain ou Amiral, la Carte géographique, la Petite tortue. L’ortie est aussi l’hôte de papillons de nuit tels que la Pyrale de l’ortie.

Elle accueille aussi facultativement la Belle-Dame ou Vanesse du chardon, qui comme son nom l’indique pond aussi sur les chardons et le Robert-le-diable ou Gamma, qui pond parfois aussi sur le houblon.

Ces lépidoptères et autres insectes (le puceron de l’ortie, l’apion de l’ortie, etc.) ou encore le spectaculaire crache-sang (Timarcha tenebricosa) contribuent au contrôle des populations d’ortie alors que divers ichneumonidés contrôlent les insectes herbivores qui consomment les orties en les parasitant, eux-mêmes étant consommés par des oiseaux, reptiles, amphibiens ou mammifères insectivores.

Les feuilles sont comestibles : jeunes elles peuvent être mangées crues (hachées en salade) ou en légumes, dans des gratins, des quiches ou dans la potée aux orties ou en soupe, mais elles sont surtout consommées cuites (à l’instar des épinards). Moins connues, il existe aussi une recette d’escargots aux orties et de la bière d’ortie. Autrefois considérée comme un « plat de pauvre », l’ortie est dans la plupart des recettes associée aux pommes de terre. On peut aussi faire du pain d’ortie.

Que les gourmets se rassurent, une fois sèche, hachée ou cuite, l’ortie perd son pouvoir urticant. Il est préférable toutefois de ne consommer que les jeunes plantes, car après floraison les feuilles contiennent d’abondantes concrétions minérales, les cystolithes, qui peuvent irriter les voies urinaires.

Le purin d’ortie, obtenu par macération des feuilles hachées dans de l’eau (purin), est utilisé en lutte biologique pour tuer ou repousser les insectes et comme fertilisant. Riche en azote, fer, potasse et oligo-éléments, le purin d’ortie constitue un bon fortifiant pour les plantes et stimule la croissance et la résistance naturelle contre les ennemis et les maladies. Il est utilisé en jardinage biologique pour renforcer l’immunité des végétaux et éviter les traitements et les pesticides. Mais l’efficacité du purin d’ortie n’est pas prouvée scientifiquement, en particulier pour lutter contre le mildiou de la pomme de terre et de la tomate.

Ce serait aussi un excellent accélérateur de compost. Les orties ont longtemps été utilisées pour nourrir les volailles et le bétail.
L’ortie fraîche, finement hachée et mélangée à du son et éventuellement de la farine, servait à engraisser les dindonneaux, les poulets ou les canards. Les chevaux, ânes et les ruminants apprécient l’ortie, lorsqu’elle est sèche et flétrie.

L’Ortie a de nombreuses propriétés médicinales : Diurétique, Anti-inflammatoire (anti-rhumatismales), Anti-asthénique, Hypoglycémiante, Cholagogue, Astringent, Cicatrisant Racine : Anti-inflammatoire, Augmentation du volume et de la puissance du flux urinaire et diminution de la quantité d’urine résiduelle Fruit : Tonique – Galactogène.

Le saviez-vous ?

Les feuilles de l’ortie sont très riches en protéines. Elles contiennent aussi : des flavonoïdes ; des sels minéraux et des vitamines A et C ; des acides-phénols ; du scopolétol, sitostérol, ainsi que des glycoprotéines, lipides, sucres et acides aminés libres.

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