Pissenlit officinal

Taraxacum officinale

Plante vivace de 5-40 cm.

Floraison : mars-novembre, pollinisée par les insectes et dispersée par le vent et les fourmis.

Racine charnue pénétrant profondément dans le sol (plus de 50 centimètres), ce qui leur permet de résister au gel intense des régions froides.

Dans ces régions, la partie aérienne meurt à la fin de l’automne, mais repousse dès la fonte des neiges, et la floraison survient une vingtaine de jours après la repousse ; une autre floraison de moindre importance se produit parfois en fin d’été.

Les racines se mangent crues ou bouillies. On en prépare un café de pissenlit après torréfaction. Elles se récoltent pendant le repos végétatif de la plante.

Les jeunes pousses se consomment en salades. Elles se récoltent avant la floraison. Les meilleures poussent sur les sols sablonneux.

Les boutons floraux se conservent dans du vinaigre ou du sel. Ils se consomment comme les câpres.

Les capitules servent à préparer un sirop. On n’utilise que les parties jaunes sans les bractées ni les tiges. On en tire également le « vin de pissenlit ».

La plante peut être contaminée par la douve du foie, comme le cresson, et ne doit donc pas être consommée crue en cas de risque dû à la proximité de pâturages.

Le saviez-vous ?

Il est courant de faire un vœu lorsque l’on souffle sur les pistils de ce petit génie. Le rituel est similaire à celui de la lampe à huile, de l’étoile filante ou du bouton d’or. L’image représentant une femme soufflant sur les aigrettes de pissenlits est la marque du dictionnaire Larousse, symbole de « la connaissance semée à tout vent ».

Puissant tonique, nettoyeur du sang, stimulant de la sécrétion biliaire, capable de réveiller tout organisme qu’une alimentation riche et le manque d’exercice ont rendu paresseux, le jus de pissenlit, à raison d’une ou deux cuillérées à soupe le matin et le soir, était jadis conseillé en cure d’un mois au printemps. On l’exprime de préférence le jour même à l’aide d’un extracteur à jus. Il se prépare avec moitié feuilles et moitié racines et se boit en remerciant les dieux et déesses d’être aussi efficace à petites doses. Parce que, à plus hautes doses, on serait franchement pas capables!

Le pissenlit officinal peut être utilisé comme complément à la médecine conventionnelle, de par ses vertus diurétiques (d’où son autre nom vernaculaire le Pisse-au-lit) et dépuratives.

N’allez pas cueillir vos pissenlits sur un terrain qui a été traité aux insecticides, herbicides, fongicides ou engrais chimiques. Vaut mieux éviter ce genre d’assaisonnement, c’est pas très bon pour la santé. Ignorez également les bords de routes très passantes et tout endroit où la pollution peut être importante.

La racine de pissenlit serait un remède contre le cancer.

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