Martin-pêcheur

Alcedo atthis

Habitat :
Le Martin-pêcheur se rencontre au bord des eaux calmes, propres et peu profondes, plutôt en des lieux abrités du vent et des vagues. Son existence reposant sur la capture de poissons en nombre suffisant, le il doit disposer d’une eau pure et poissonneuse. Les rives, pourvues d’arbres et de poteaux utilisés comme des perchoirs sont appréciées.

L’eau doit rester assez claire pour un bon repérage des proies. Les adultes sont sédentaires si le climat le permet, mais les jeunes se déplacent parfois loin. Son habitat varie selon les saisons : en hiver on les observe sur les côtes et dans les estuaires où ils fuient le gel des eaux douces. 

Comportement :
Malgré leurs vives couleurs, ils ne sont pas faciles à voir. Les couleurs métalliques de ses faces supérieures constituent en effet un excellent camouflage lorsqu’il file au ras de l’eau sur ses courtes ailes vibrantes. Heureusement ils poussent des cris distinctifs, émis surtout en plein vol, qui permet de les repérer.

Ces sifflements métalliques et aigus ne ressemblent à aucun autre. Il se baigne surtout pendant la période de nidification, en plongeant plusieurs fois à la suite, après quoi, il se lisse le plumage, étire ses ailes et baille. Au total, cette toilette peut durer deux heures par jour. Il rejette plusieurs fois par jour une pelote de réjection grisâtre contenant des arêtes de poisson et des carapaces d’insectes. La nuit, il dort seul dans la végétation riveraine, les roseaux ou les arbres creux. Vol acrobatique, rapide, direct à 40-45 km/h. Longe souvent les cours d’eau.

Le saviez-vous ?

Le martin-pêcheur figure sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature France et Europe où cette espèce est considérée comme vulnérable.
Martin-pêcheur vole après avoir pêché un poisson

Alimentation :
L’essentiel du menu du Martin-pêcheur est composé de petits poissons tels que les vairons, épinoches, chabots, truites, vandoises, chevaines, perches, brochets et loches franches jusqu’à 125 mm. L’oiseau guette ses proies d’un perchoir n’excédant pas trois mètres. Ou bien il pratique le vol stationnaire. La proie repérée, il plonge presque verticalement , les ailes allongées vers l’arrière. Saisissant fermement le poisson dans son bec puissant, l’oiseau bat des ailes pour remonter à la surface puis regagne son perchoir. Là, il frappe violemment sa victime contre une branche pour l’assommer avant de l’avaler. Il consomme également des insectes (les notonectes représentent 40% des insectes capturés) ainsi que des crustacés (des gammares) et des batraciens.

Reproduction / Nidification :
Ils nichent dans un terrier creusé habituellement dans la berge d’un cours d’eau. La nidification est précédée par la parade nuptiale qui comporte de bruyantes poursuites aériennes, les deux partenaires volant tantôt au ras de la surface de l’eau, tantôt au-dessus de la cime des arbres riverains. Elle peut durer pendant de longues heures et elle s’achève normalement lorsque le mâle présente un site à la femelle. Si le tunnel n’existe pas encore, les deux oiseaux se précipitent bec en avant jusqu’à ce qu’un petit orifice soit foré dans la paroi. Une fois cette prise assurée, l’excavation se poursuit, les pattes servant à évacuer la terre déplacée.

Lorsque la galerie atteint une longueur convenable et que le mâle y a attiré la femelle, le rituel avec offrande peut avoir lieu : le mâle apporte de la nourriture à sa partenaire, s’aplatit devant elle, les ailes pendantes puis étire le cou pour lui proposer un petit poisson tourné la tête la première. La manœuvre, répétée à plusieurs reprises procure à la femelle assez de ressources pour pondre ses six ou sept œufs. Les deux adultes couvent à tour de rôle et nourrissent les jeunes qui naissent nus. Au début, chaque poussin reçoit une part à son tour et cède a place au suivant. Lorsqu’ils sont devenus plus grands, les jeunes deviennent moins disciplinés et la compétition pour le ravitaillement s’installe. Au bout de 4 semaines environ, les petits quittent le nid et sont rapidement aptes à se nourrir seuls. Les adultes ont alors souvent le temps d’entreprendre une seconde nidification. La ponte intervient d’avril à juillet. Sur cette assez longue période, un couple peut mener à terme 2 ou 3 couvées. Le nid étant rapidement souillé par les déjections et par les détritus de nourriture, il est généralement renouvelé chaque année. Mâle : bec noir ; femelle : bec avec mandibule orange.

Menace / Protection :
Même si son aire de répartition est assez large, les effectifs sont en régression dans beaucoup de pays. Il semble que les hivers très rigoureux sont un des problèmes principaux. Néanmoins, les causes de la régression actuelle sont la pollution des rivières, les canalisations, les drainages qui troublent les eaux et la persécution par l’homme.

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