Triton alpestre

Ichthyosaura alpestris

Habitat :
Il affectionne tous les milieux proches d’un point d’eau, même artificiel : les eaux stagnantes des mares, étangs et marécages, les fossés et ruisseaux en forêt, mais aussi les anses calmes et les cuvettes des cours d’eau, surtout sur les plateaux et en moyenne montagne. Mais on le trouve aussi en plaine. Il fréquente ces points d’eau une grande partie de l’année. La présence de végétation aquatique n’est pas un facteur déterminant.

Comportement :
En phase terrestre, il ne sort de sa cachette que la nuit et rampe lentement sur le sol à la recherche de nourriture. À l’inverse, en phase aquatique, il n’hésite pas à se déplacer et se nourrir parfois en plein jour. C’est un bon nageur qui peut passer plusieurs minutes en apnée dans l’eau froide.

Alimentation :
Les adultes se nourrissent de petits insectes, de crustacés et de pontes et de têtards d’autres batraciens, mais aussi à terre, de vers, de limaces. Les larves se nourrissent de plancton, d’insectes et de larves de petites tailles.

Reproduction :
Dans l’eau, le mâle effectue une parade « en éventail » : il replie rapidement sa queue vers l’avant et du côté de la femelle afin de lui faire parvenir les « parfums » émis par son cloaque. Il n’y a pas d’étreinte : le mâle dépose sur le substrat un spermatophore et ensuite la femelle le prend dans son cloaque et stocke les spermatozoïdes dans une poche appelée la spermathèque.
Dans les semaines qui suivent l’accouplement, la femelle dépose, individuellement, environ cent cinquante œufs, gris-brun clair, sur des feuilles aquatiques. Souvent elle les emballe dans les feuilles pour mieux les protéger des prédateurs. De 1,5 à 1,7 mm de diamètre, ils éclosent après une à deux semaines. La maturité sexuelle est atteinte à un âge compris entre 1 et 4 ans. L’espérance de vie est de 7 à 10 ans.

Menace / Protection :
Comme la plupart des amphibiens, le triton alpestre est vulnérable aux pesticides et à la pollution des eaux douces. La destruction des petits plans d’eau naturels et l’ajout de poissons prédateurs ou de canards dans les étangs et bassins limitent sa reproduction.

Lissotriton vulgaris

Le saviez-vous ?

Il doit son nom alpestris (alpestre) au fait qu’il se rencontre à haute altitude.

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